Dominique Tremblay : « Notre objectif est de doubler la surface de production de produits biologiques »


Les professionnels de l'agriculture bio se sont réunis dans l'enceinte du lycée professionnel agricole de Château-Gontier pour cette deuxième édition du salon Tech & bio. Une occasion unique de partager les expériences et d'évoquer la stratégie qui s'y rapporte, de la production à la transformation. La bio, ce n'est pas seulement un enjeu économique, c'est aussi une aspiration environnementale, sociale, qui place les agriculteurs, les consommateurs et les pouvoirs publics sur un pied d'égalité. Un message que les élus régionaux ont voulu faire passer par la voix de Christophe Clergeau, 1er Vice-président en charge de l'économie et de l'innovation et Dominique Tremblay, Conseiller régional délégué à l'agriculture et à l'alimentation.

 

Tout un art !

Dans l'enceinte de ce lycée agricole, de nombreux acteurs de l'agriculture bio sont réunis pour faire découvrir aux visiteurs leurs savoir-faire. L'entretien de la fertilité des sols, l'alimentation des animaux, la composition de prairies florales, la gestion du désherbage sont autant de techniques qui permettent aux exploitants de faire vivre leur agriculture biologique. Car il ne suffit pas d'arrêter l'utilisation de pesticides pour se revendiquer agriculteur bio, il faut créer un contexte favorable aux cultures et à l'élevage. Tout un art en somme, que les professionnels ont valorisé lors de ce salon.

 

Une véritable politique intégrée

En Pays de la Loire, l'agriculture bio représente 100 000 hectares, soit 5% de sa surface agricole utile. Pour Dominique Tremblay, « nous avons fixé un objectif de l'ordre de 10 à 15 % d'ici 5 à 6 ans ». Un choix politique qui n'est pas anecdotique et qui doit s'accompagner de véritables discussions entre tous les acteurs que sont la Chambre d'agriculture, les Groupements d'Agriculteurs Biologiques (GAB), Interbio, l'ITAB (Institut Technique de l'Agriculture Bio) ou encore, le Syndicat des transformateurs bio. « Nous devons actualiser le plan lancé il y a un an, pour mieux prendre en compte la chaîne de valeur, de la production à la transformation », souligne l'élu régional. « C'est un état d'esprit qu'il faut développer au travers d'une véritable politique intégrée qui prend en compte une alimentation de qualité, qui respecte l'environnement et répond aux besoins des consommateurs et aux considérations économiques des producteurs ».

 

Vers des changements politiques ?

 

Pour les professionnels, se lancer dans la bio est une démarche parfois difficile et qui nécessite un accompagnement et une sensibilisation à tous les échelons. Il faut dé-marginaliser l'agriculture bio et faire comprendre aux consommateurs l'intérêt d'acheter et manger bio. Pour les élus régionaux, « ces préoccupations sont réelles, nous devons les prendre en compte en gardant à l'esprit les enjeux de l'agriculture bio ». Christophe Clergeau les a rappelés dans son conclusion, en mettant en avant d'une part la question de la qualité et d'autre part, celle de la proximité : « il faut localiser et mutualiser les circuits courts en intégrant la production, la transformation et la consommation le plus près possible », poursuit-il. « Les consommateurs sont attachés à la proximité et à l'identification d'un produit à un territoire » complète Dominique Tremblay. Bien sûr, les questions de l'équité des filières et des salaires, ainsi que celle de la responsabilité sociale, environnementale et territoriale ne sont pas ignorées. « Il ne faut pas opposer le projet professionnel d'un agriculteur et sa participation à un projet collectif sur un territoire » ajoute Christophe Clergeau. Il y encore beaucoup de choses à inventer pour éviter que des projets agricoles ne fassent l'impasse sur le territoire ou que des projets territoriaux oublient la place de l'agriculture sur le territoire. « Tous ces préalables nécessiteront des changements politiques. Au niveau national, nous sommes confiants sur les capacités du nouveau Ministre à donner une véritable impulsion à la politique agricole en tenant compte de l'expérience des collectivités. La Politique Agricole Commune doit être réformée, sinon tous nos efforts seront sous-dimensionnés par rapport à la réalité des enjeux » concluent les élus régionaux.

Une mutation qu'il faut réussir tous ensemble en donnant envie aux producteurs et aux consommateurs de s'y tourner.

 

En savoir plus :

Voir les aides à la conversion en agriculture biologique proposées par le Conseil régional

Voir les aides à l'installation en agriculture biologique

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