L’UMP met la République sous tutelle (juillet 2010)

La République est née des luttes sociales et démocratiques. Ces combats sont aujourd’hui menacés par le pouvoir UMP.
La  mise à mal de la retraite à 60 ans, bouclier des plus vulnérables face au travail pénible, en est une illustration. Les lois dites de réformes territoriales en discussion au Parlement en sont un autre exemple.

Messieurs Sarkozy et Fillon n’ont qu’un objectif : mettre au pas les Collectivités territoriales de gauche qui font ce que l’État ne peut plus faire : protéger et préparer l’avenir.
Après avoir asséché les rentrées fiscales de l’Etat à coups de dizaines de milliards distribués aux plus favorisés et aux entreprises, entraînant déficits et endettement massifs, le gouvernement se tourne vers les Régions.
Il entrave leur autonomie financière avec la suppression de toute possibilité de lever l’impôt. Il les étrangle en gelant les dotations, contrepartie de la décentralisation. En supprimant la clause de compétence générale, il les rabaisse à la fonction de simples carnets de chèques. Agissant ainsi, il met les collectivités sous tutelle.

 

Les conséquences de cette réforme se feront vite sentir dans les communes et communautés de communes qui n’auront plus les mêmes soutiens sur leurs projets d’équipement.

Autant d’investissements en moins dans les services publics de proximité, la recherche, l’enseignement supérieur, les transports, les lycées, le logement social, la santé, le sport et la culture… Il en est de même du secteur associatif, de l’économie sociale et solidaire…
Au minimum 100 millions d’euros vont manquer à la Région des Pays de la Loire d’ici 2014 qui s’ajoutent aux 85 millions dus depuis 2004. Cet argent, l’État vous le doit !

Les élus de l’UMP et du centre, dans leur soutien éhonté à cette politique, se font les complices de la mise à terre de la décentralisation, les complices des difficultés budgétaires qui nous font face. Leur comportement s’apparente à de la schizophrénie : ils réclament à Paris des économies dans les budgets régionaux ; ici ils exigent le maintien des politiques d’accompagnement des territoires.
Nous soutenons pleinement la décision de Jacques Auxiette de geler la part régionale du Contrat de Projet État-Région si la loi n’est pas retirée. Comment peut-il en être autrement alors que le gouvernement change les règles du jeu de manière unilatérale ?
La dette des collectivités c’est 6,9 % du PIB, moins qu’il y a 10 ans et 10 fois moins que celle de l’État. Les collectivités locales réalisent 73 % de l’investissement public (pour 21 % de la dépense publique) et assurent près de 50 % du chiffre d’affaire des entreprises de travaux publics (contre 6 % pour l’État). L’investissement des collectivités génère une activité économique qui représente le maintien direct ou indirect de 850 000 emplois.
Sur 100 € d’impôt en 2009, l’État en prélève 78 et la Région 2.

Entre 2003 et 2009, l’augmentation des impôts des Régions ne représente en moyenne que 3 € par habitant et par an.
La Région des Pays de la Loire a des finances saines. Ce point, indiscutable, est souligné par la Chambre Régionale des Comptes et le CESR.
La réforme territoriale complexifierait le rapport des citoyens avec leurs élus. Les Conseillers territoriaux qui remplaceraient Conseillers régionaux et généraux, voteraient des décisions au Conseil général et viendraient au Conseil régional pour les financer. La Région deviendrait un guichet pour les seuls intérêts locaux. Conséquence : plus aucune vision cohérente et globale de l’aménagement durable du territoire ligérien.

Cette réforme mettrait également à mal la parité, puisque le mode d’élection envisagé (uninominal à 2 tours) ne permet pas la juste représentation des femmes.
Les élus socialistes et radicaux exigent le retrait de cette réforme populiste qui constitue un mouvement brutal de recentralisation et ne tient pas compte des réalités du terrain.

 
Pays de la loire - Région Actu

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