La taxe carbone ne doit pas être un impôt de plus

ImageL’application du principe « pollueur-payeur », principe nécessaire si l’on veut être efficace pour préserver l’environnement, doit parallèlement et automatiquement impliquer des compensations pour les particuliers et les entreprises les plus fragiles. La taxe carbone  est aujourd’hui comme un impôt supplémentaire s’attaquant au pouvoir d’achat des ménages voire un moyen pour renflouer les caisses vides de l’Etat.

Sous couvert de l’urgence écologique, le gouvernement  prend ainsi les Français en otage. Ce n’est pas un service rendu à la préservation de l’environnement. La protection de la nature ne se fera pas contre, mais avec et pour les citoyens.

Face aux émissions de gaz à effet de serre, il y a de nombreux autres chantiers à mener : relancer massivement les politiques publiques de transports collectifs et de fret, investir davantage dans les autoroutes de la mer et le transport maritime, soutenir « la Recherche et le Développement » en matière d’énergies renouvelables, accompagner les particuliers et les entreprises dans la recherche d’une meilleure efficacité énergétique de leurs habitations et bâtiments. Il faut produire des alternatives non polluantes en matière automobile et de logements plutôt que de s’acharner sur des usagers captifs de modes de locomotion et de chauffage polluants. Notre Région, et les grandes agglomérations, conscientes de leur responsabilité, agissent dans ce sens, chaque jour.

Une remise à plat globale de notre système fiscal, plus juste socialement, peut rendre audible un discours sur la nécessité d’une contribution de tous à la lutte contre la dégradation du climat.

Or, le gouvernement ne tient pas ses promesses : les niches fiscales sont toujours là. Il maintient ce  fameux « bouclier fiscal », qui ne profite qu’aux riches .

Dans ce contexte,  le projet de « Taxe carbone », apparait pour nos concitoyens comme une nouvelle injustice toujours plus insupportable.
L’environnement, les enjeux qu’il recouvre, mérite mieux qu’un traitement inéquitable et démagogique.
En ce sens, je resterai vigilant sur les propositions du Président de la République.

Jean-Pierre Le Scornet
Vice-président de la Région des Pays de la Loire, en charge de l’environnement et du cadre de vie

 
Pays de la loire - Région Actu

Abonnez-vous