« Clause Molière » : l’entêtement de Bruno Retailleau

Nous apprenons aujourd’hui dans la presse que Bruno Retailleau s’entête sur la « clause Molière ». Malgré les avertissements du Préfet sur le risque d’illégalité, l’exécutif régional confirme en effet son souhait d’appliquer, avant l’été, cette clause qui vise à imposer le français sur les chantiers. Il s’agit d’une faute politique grave.

La Région des Pays de la Loire est une des premières Régions à avoir proposé, sous une forme volontairement édulcorée, l’expérimentation de la « clause Molière » sur ses chantiers. Malgré nos demandes répétées, la majorité régionale ne nous a pas tenus informés sur sa mise en œuvre (au-delà des quelques informations très parcellaires communiquées fin 2016). Ainsi, c’est dans la presse que nous apprenons que la Région voulait tester cette clause sur le chantier de l’extension d’un lycée à Montaigu. C’est également dans la presse que nous apprenons que la majorité régionale entend l’introduire, malgré les alertes, sur un nouveau chantier de la Région avant l’été.

« L’entêtement dont fait preuve Bruno Retailleau est une véritable faute. Non seulement il expose le Conseil régional à un risque d’illégalité mais il le conduit également sur le chemin du repli sur soi et du reniement des valeurs fondatrices de l’Union européenne » explique Christophe Clergeau. Il ajoute : « je rejoins pleinement Elisabeth Morin-Chartier, avec laquelle je travaille au niveau européen, pour souligner que « nous ne devons pas tomber dans le piège du repli nationaliste dans lequel le Front National veut enferrer notre pays » ».

« Avec cet entêtement – qui fait écho à la campagne présidentielle – Bruno Retailleau adopte une attitude totalement contreproductive » regrette Christophe Clergeau. « Il impose une mesure inefficace contre la fraude au travail détaché et joue contre ceux qui s’impliquent au niveau européen pour faire évoluer les règles et lutter contre le dumping social ».

 

 

1 Courrier d’Elisabeth Morin Chartier (Députée européenne LR) à François Fillon sur la « clause Molière » daté du 10 mars 2017.

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